Et si on parlait de la
Fête de la Mirabelle...
La mirabelle , comme la questche évoquent dans nos têtes de lorrain des images, des odeurs de cuissons de tartes... mais aussi de liqueurs "aromatiques" ...parfois assez fortes en degrés !
Ma grand mère maternelle
nous a laissé la mémoire de ces tartes … pas des petites.. des
grandes faites pour notre gourmandise d'enfant... déjà les fruits
étaient dressés sur le plateau avec harmonie ...Ainsi les
quartiers de questches coupés en quatre étaient rangés avec
minutie, en rangs serrés sur leur tranche extérieure, la pulpe
dressée … Et quand le four était chaud, ce n'est pas une tarte (
« ein chaudy ») qui était enfournée, mais au moins
trois... voir quatre, suivi d'une brioche torsadée... « un
krantz kuchen ».
Lors de nos vacances dans
la région de Saumur à la fin des années 50, ma mère se lançait
parfois dans la confection quasi industrielle de tartes au grand
étonnement des voisins des logements du couvent de St Anne où nous
étions hébergés, la famille Portier, le couple Besnier...
Et puis il y avait aussi
les « marbrés »… qui nécessitaient une préparation
de la pâte avec beaucoup d'huile de coude. Moulinex n'avait pas
encore présenté son mixer au Salon des Arts Ménagers. C'est ainsi
que nous nous retrouvions, alignés à 3 ou 4 gamins sur de méchantes
chaises, un récipient calé entre nos jambes, remuant une pâte
résistante pendant que ma mère distribuait les différents
ingrédients....
Seul problème, dans le
logement de Daniel Moreau,hormis un méchant gaz à deux feux , …
il n'y avait pas de four. Qu'à cela ne tienne. Celui du boulanger de
St Florent (partie basse de la commune de St Hilaire – St Florent )
y pourvoirait...et cela gracieusement.
Et c'est ainsi que
certains jours, en fin de matinée, une horde de gamins, les trois
fils Portier, Paul, moi même tenant à bout de bras qui un ou deux
plateaux de tarte, un moule rempli de pate à brioche bien levé,
devalait les petites sentes et les ruelles étroites qui menaient de
la partie haute (St Hilaire) à la partie basse de la ville … gare
aux passants qui ne s'écartaient pas !
Deux heures après, notre
équipage retournait récupérer les tartes, les marbrés, les
brioches qui avaient été placés dans le four après la cuisson des
pains (chaleur descendante)... Mais parfois, le contrôle de la
cuisson n'avait pas été très pertinent.... et devant des bords de
tarte qui avaient pris la teinte de notre charbon lorrain, nous
avions droit à ce commentaire un peu plaintif du boulanger.... « le
four était un peu chaud » …
Qu'à cela ne tienne, le
retour prenait une tournure victorieuse... pour passer ensuite à la
partie dégustation...
La fête de la Mirabelle
c'est aussi la réception en 2002 des « Miss » à
l'Hotel de Gournay, siège du restaurant du 3 ème âge. Papy y avait
été requis dans le comité de réception …
Enfin, c'est Pierre en
mission dans le cadre de son stage estival de journalier au sein de
la rédaction du Républicain Lorrain et qui avait commencé à
« plancher » sur une suite d'interviews des « Miss »
2004...
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| Extrait du livret "2004 - l'Eté Messin - edition décembre 2014 |
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